Quelles plantes vertes pour l’ombre ?

par | 10 octobre 2022

Il existe des plantes vertes d’in­térieur adap­tées à l’om­bre. Votre apparte­ment n’est pas très lumineux ? Vous souhaitez verdir une salle de bain qui n’a qu’une petite fenêtre ou un coin de cham­bre qui ne reçoit jamais de soleil direct ? C’est tout à fait pos­si­ble, à con­di­tion de choisir une plante adap­tée qui tolère, voire appré­cie, ce genre d’environnement.

10 plantes vertes d’intérieur pour l’ombre :

plantes vertes pour l'ombre

Dracæna

Ce n’est pas pour rien que l’on voit le drag­onnier un peu partout, notam­ment dans de nom­breux bureaux. Il est appré­cié pour sa facil­ité d’entretien et sa tolérance aux espaces moins lumineux. Il existe plusieurs espèces de Dracæ­na, générale­ment car­ac­térisées par un tronc épais et un feuil­lage aux airs de palmi­er. La plu­part préfèrent un ter­reau tou­jours légère­ment humide.

Zamioculcas

Plante résis­tante par excel­lence, le Zamiocul­cas zami­ifo­lia est si peu exigeant qu’il s’adapte non seule­ment à une lumi­nosité faible mais aus­si à la sécher­esse. Son port dressé et élancé ain­si que ses feuilles ovales très régulières le ren­dent par­ti­c­ulière­ment déco­ratif – dans sa ver­sion clas­sique, mais aus­si en ce qui con­cerne son impres­sion­nant cul­ti­var1 de couleur noire, appelé “raven”.

1Var­iété d’une espèce végé­tale qui a été obtenue arti­fi­cielle­ment par sélec­tion

Calathea

Avec leurs dif­férentes var­iétés de feuil­lages, tous plus graphiques les uns que les autres, les Calathea (comme leurs cousins les Stro­man­thes et les Maran­ta) comptent par­mi les plus belles plantes d’intérieur tolèrant bien le manque de lumière. Elles ont d’être loin du soleil direct, d’une bonne humid­ité ambiante et d’une eau pas trop cal­caire, sous peine de voir leurs pointes brunir.

Spathiphyllum

Les plantes qui peu­vent fleurir dans un intérieur som­bre sont rares, mais les dif­férentes espèces de Spathiphyl­lum en font par­tie : cer­taines d’entre elles sont  d’ailleurs appelées com­muné­ment “fleurs de lune”, en rai­son des jolies spathes2 blanch­es qu’elles pro­duisent. Elles appré­cient une forte hygrométrie, ain­si qu’un sol tou­jours frais : au print­emps et en été, ne lais­sez pas leur ter­reau se déshy­drater trop longtemps.
2 Terme botanique désig­nant la par­tie de la plante qui ressem­ble à une feuille (la brac­tée), lorsqu’elle est en forme de sac ou de cor­net.

Sansevieria

Surnom­mées “langue de belle-mère”, les San­se­vieria sont, certes, des plantes de désert mais elles poussent naturelle­ment à l’ombre des buis­sons : c’est pourquoi elles s’accommodent d’une lumi­nosité moyenne dans nos intérieurs. Il en existe aujourd’hui une belle var­iété de col­oris. Résis­tantes à la sécher­esse, elles ne deman­dent pas beau­coup d’arrosage et sup­por­t­ent la chaleur sèche des radi­a­teurs en hiv­er.

Aglaonema

La plante cou­vée par Jean Reno dans le film Léon, c’est elle ! Disponibles dans une gamme de col­oris par­fois assez orig­in­aux (mar­brés de rose fuch­sia, de crème ou d’argent, par exem­ple !), les Aglaone­ma présen­tent des feuilles oblongues (plus longues que larges) aux motifs naturels très déco­rat­ifs et sont plutôt faciles à entretenir. En revanche, il s’agit d’un genre de plantes tox­iques pour les ani­maux comme pour les humains. Veillez à porter des gants pour les manip­uler et à les tenir hors de portée de vos ani­maux.

Epipremnum

Appelées Scindap­sus dorés, pothos, lianes du dia­ble, ou encore Arum grim­pants, les Epiprem­num font par­tie des plantes les plus com­munes de nos intérieurs. Et pour cause ! Leur facil­ité d’entretien et leur tolérance à de nom­breuses con­di­tions ren­dent leur cul­ture très grat­i­fi­ante. En sus­pen­sion pour faire retomber ses lianes en cas­cade ou grim­pant le long d’un mur, d’une ram­barde d’escalier ou d’un cadre de fenêtre…, l’Epipremnum aureum apporte tout de suite un effet “jun­gle” à une pièce !

Nephrolepis (“fougères de Boston”)

Parce qu’elles sont orig­i­naires des zones forestières, où la lumière est naturelle­ment fil­trée par la canopée, la plu­part des fougères appré­cient les milieux frais et humides où les rayons directs du soleil ne les atteignent pas. La fougère de Boston, notam­ment, est une plante par­faite­ment adap­tée aux intérieurs som­bres, avec son feuil­lage lux­u­ri­ant très esthé­tique. Veillez à lui offrir un max­i­mum d’humidité ambiante et à l’éloigner des radi­a­teurs !

Dieffenbachia

Générale­ment panachées de vert clair, de crème, de jaune, voire de blanc, les grandes feuilles des Dief­fen­bachia sont très déco­ra­tives. Craig­nant la lumière vive du soleil, ces plantes pour­ront sup­port­er facile­ment un coin à la lumi­nosité dif­fuse, avec un peu d’humidité. Pensez à porter des gants pour les manip­uler ou les rem­pot­er car leur sève est tox­ique !

Philodendron

Bonne pâte et peu exigeant, le Philo­den­dron grim­pant ou Philo­den­dron scan­dens est une valeur sûre, même en sit­u­a­tion ombragée ! Doté de lianes grim­pantes et de petites feuilles en forme de cœur, il est sou­vent con­fon­du avec son cousin le pothos, aus­si appelé lierre grim­pant. Notez que tous les Philo­den­dron com­muné­ment ven­dus pour nos intérieurs ont cette même tolérance aux lumi­nosités moyennes, surtout lorsqu’ils ont un feuil­lage fon­cé : vous avez l’embarras du choix !

Philo­den­dron

À savoir sur les plantes vertes pour l’ombre :

  • Ombre ne sig­ni­fie pas absence totale de lumière : dans une pièce sans fenêtre, aucune plante ne sur­vivra plus de quelques semaines.
  • Les feuil­lages panachés de blanc requièrent tou­jours davan­tage de lumière que les feuil­lages verts clas­siques. Cela s’explique par leur moin­dre teneur en chloro­phylle, indis­pens­able à la pho­to­syn­thèse.
  • Une plante placée à l’ombre aura moins besoin d’eau que la moyenne. Atten­tion à éviter les excès d’arrosage, sou­vent fatals !

Cet arti­cle est issu du Numéro 3 – Automne 2020 « Partager ». Un arti­cle rédigé par Vic­to­ria Arias.

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